occlusion dentaire

L’occlusion dentaire : définition et particularités

L’occlusion dentaire pourrait être définie comme le rapport entre les dents supérieures et les dents inférieures présentes dans notre bouche. Elle est définie par les contacts entre ces dents antagonistes, c’est-à-dire qui sont opposées lors de l’occlusion. Mais tout d’abord, un peu d’anatomie.

Anatomie dentaire : quelques rappels

Afin de mieux appréhender les informations concernant l’occlusion dentaire, il est utile de rappeler ou délivrer quelques notions.

Les dents de lait, qui composent la denture temporaire, sont au nombre de 20. 

La denture permanente, composée des dents définitives, comprend 28 dents. 32 dents si l’on compte les dents de sagesse, mais ces dernières ne sont pas toujours présentes (elles sont souvent sujettes à des agénésies). 

Petite précision : on qualifie de dentition l’ensemble des phénomènes de développement des arcades dentaires, tels que la croissance, l’éruption…) et de denture, l’ensemble des dents présentes en bouche à un moment donné.

En denture mixte, période transitoire, dents transitoires et dents permanentes sont présentes dans la cavité buccale. Les dents sont alignées sur deux arcades, une sur chaque mâchoire. La mâchoire supérieure est le maxillaire, et elle est fixe. La mâchoire inférieure, que l’on nomme la mandibule, est mobile. Sans surprise, l’arcade maxillaire désigne l’ensemble des dents présentes sur la mâchoire supérieure, et l’arcade mandibulaire celles présentes sur la mâchoire inférieure. Une hémi-arcade ou un quadrant désigne une moitié, droite ou gauche, d’arcade.

En denture temporaire et par hémi-arcade, sont présentes 2 incisives, 1 canine et 2 molaires. En denture permanente, se trouvent sur chaque arcade : 4 incisives (2 centrales et 2 latérales), 2 canines (1 par hémi-arcade), 4 prémolaires (2 sur chaque hémi-arcade) et 6 molaires (avec les dents de sagesse, 3 de chaque côté).

L’occlusion dentaire normale

L’occlusion désigne donc la relation des dents entre elles, mâchoires fermées.

L’idéal recherché en <a href= “https://dentego.fr/traitements-dentaires/orthodontie/”>orthodontie</a> rejoint les normes établies par la nature pour assurer les fonctions et l’agencement des dents, c’est-à-dire avec le moins d’irrégularités et d’interférences possibles. L’idéal recherché n’est donc pas la perfection. Mais il existe des critères d’alignement et de contact avec les dents antagonistes à respecter pour un bon fonctionnement et une bonne occlusion stable . D’autant plus que d’un individu à l’autre, en fonction de l’âge, d’une situation initiale à un autre, les critères de bonne occlusion peuvent ne pas être tout à fait s si les mêmes. Afin de mieux définir une occlusion dentaire normale, deux éléments anatomiques sont à connaître :

  • Les sillons ;
  • Les cuspides.

Les sillons sont de petites tranchées présentes sur la face occlusale des dents, c’est-à-dire la face mastiquante. Ces petites anfractuosités sont connues pour retenir les bactéries et provoquer des caries. C’est la raison pour laquelle, sur les 1res et 2e molaires définitives, le dentiste réalise un acte de prévention en posant un scellement de sillons (sealant) lorsqu’ils sont particulièrement profonds. Les cuspides sont de petits reliefs, de formes et volumes variables, présents sur la face supérieure des dents ou face occlusale. Les contacts entre les dents sont donc conditionnés par les cuspides, et sont appelés contacts d’intercuspidie. L’occlusion normale est un contact d’intercuspidie maximale ou occlusion centrée. L’intercuspidie maximale correspond à la position dans laquelle les cuspides bloquent les mâchoires et empêchent une plus grande fermeture de la bouche. C’est une position brève à l’état naturel, qui existe essentiellement lors de la déglutition.

En occlusion dentaire normale, les cuspides vestibulaires (vers les lèvres) des dents supérieures viennent en dehors de celles des dents inférieures. L’arcade supérieure est plus grande. (Le cas contraire, qui n’est pas normal, s’appelle l’occlusion dentaire croisée, ou inversée). Les incisives supérieures recouvrent celles du bas sur le 1/3 de leur hauteur. (Lorsque ce sont celles du bas qui recouvrent celles du haut, il s’agit là aussi d’occlusion inversée ou croisée). Les molaires et prémolaires se touchent sans se recouvrir. Cette position est la position de référence.

L’occlusion dentaire : la classification d’Angle

Les rapports d’occlusion entre les deux arcades dentaires peuvent être étudiés dans le sens antéro-postérieur (d’avant en arrière). La classification d’Angle est la classification qu’utilisent les spécialistes de dentisterie et d’orthodontie d’aujourd’hui. Elle dénombre 3 classes.

La classe 1

C’est l’occlusion normale. Les dents du bas se trouvent en arrière de celles du haut d’1/2 cuspide.

La classe 2

Il s’agit d’une occlusion dentaire anormale. Les dents du bas sont en arrière par rapport aux dents du haut d’une cuspide complète. Cette classe dentaire est la plus souvent rencontrée en orthodontie. Elle se scinde en deux parties :

  • La classe II division 1 : les incisives et les canines sont versées vers l’avant ;
  • La classe II division 2 : les incisives et les canines sont penchées vers le palais.
La classe 3

Il s’agit d’une autre occlusion dentaire anormale. Les dents du bas sont trop avancées par rapport à celles du haut et viennent les recouvrir. Cette occlusion est appelée prognathie, qui se repère par un « menton fuyant », et se qualifie d’occlusion inversée.

L’inconvénient de la classification d’angle est qu’elle ne tient pas compte des particularités verticales et latérales. Or, elles représentent également des facteurs importants lorsque l’on parle d’occlusion dentaire.

L’occlusion dentaire : autres classifications

Ces autres types d’occlusion désignent des occlusions anormales, mais en se plaçant cette fois-ci non point d’un point de vue occlusal (les faces mastiquantes des dents) mais dans les sens latéraux et verticaux.

La supraclusion incisive

Le recouvrement des incisives inférieures par les incisives supérieures est trop important. Cela s’appelle aussi le recouvrement dentaire.

L’infraclusion incisive

Les dents de l’arcade supérieure et les dents correspondantes de l’arcade inférieure ne se touchent pas. Si l’espace ainsi créé est trop important, on parle de béance dentaire. Le problème est alors fonctionnel (pour la mastication) et esthétique.

La béance antérieure

Appelée aussi supraclusion antérieure. Les molaires sont trop sorties et les blocs incisivi-canins supérieurs et inférieurs ne se touchent pas.

La béance postérieure

Ou supraclusion postérieure. Dans ce cas, il n’y a pas de contact au niveau des molaires.

Le hiatus

Appelé également overjet en anglais. Dans ce cas précis, il peut s’agir des incisives supérieures qui sont trop en avant, ou des incisives inférieures qui sont trop en arrière, de telle sorte qu’elles ne se touchent pas.

Le surplomb vertical

Ou overbite en anglais. Les dents supérieures recouvrent en partie, ou entièrement les dents inférieures. Lorsqu’elles sont en contact (au lieu des 2 à 3 mm en occlusion dentaire normale) il s’agit d’une surocclusion des dents supérieures.

L’occlusion dentaire constitue un domaine bien spécifique, qui peut être abordé lors d’une visite chez son dentiste. En cas de problème, on parle alors de malocclusion, ce dernier vous orientera en première intention vers un spécialiste de l’orthodontie, qui, en plus de poser un diagnostic, saura vous proposer, s’il y a lieu, les solutions les plus adaptées.

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